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Soutenance de l'habilitation universitaire 

Candidat :  BOUKECHOUR Mohammed

Salle: N°23- faculté des sciences sociales et des sciences humaines Université 20 août 1955-

Date :  24/02/2014 à11:30

Jury : 

Président :

  • Mme BOUBAIOU Hakima - Maitre de conférences A (Université 20 août 1955- Skikda)

Examinateurs: 

  • Mr BELIOUAR Taher -  Professeur (Université de Jijel)
  • Mr BECHAINIA Saad - Professeur (Université Constantine 2)
  • Mr SEMOUK Ali - Professeur (Université d’Annaba)

Invités :

  • Mr TOUHAMI Brahim - Professeur (Université 20 août 1955- Skikda)
  • Mme GHDABNA Yasmina - Professeur (Université 20 août 1955- Skikda)

Résumé :

Soutenance de l'habilitation universitaire 

Candidat :  BOUKECHOUR Mohammed

Salle: N°23- faculté des sciences sociales et des sciences humaines Université 20 août 1955-

Date :  24/02/2014 à11:30

Jury : 

Président :

  • Mme BOUBAIOU Hakima - Maitre de conférences A (Université 20 août 1955- Skikda)

Examinateurs: 

  • Mr BELIOUAR Taher -  Professeur (Université de Jijel)
  • Mr BECHAINIA Saad - Professeur (Université Constantine 2)
  • Mr SEMOUK Ali - Professeur (Université d’Annaba)

Invités :

  • Mr TOUHAMI Brahim - Professeur (Université 20 août 1955- Skikda)
  • Mme GHDABNA Yasmina - Professeur (Université 20 août 1955- Skikda)

Résumé :

Français

Les expériences contemporaines internationales ont prouvé que l’école est l’amorce de tout développement.
En effet, il est constaté que les pays développés mettent toujours l’enseignement au premier plan des priorités de leurs programmes et de leurs politiques car l’occupation des premiers rangs sur l’échelle de développement demeure subordonnée à la pérennisation de la suprématie à dispenser l’enseignement, à produire la connaissance, et à employer les inventions et découvertes pour réaliser une plus-value d’essor et de développement.
L’enseignement est une opération primordiale et la condition sine-qua-non au développement de l’Homme, lequel est astreint à supporter le fardeau de sa contribution au changement induit dans la société. Ainsi, les économistes soutiennent qu’une force de travail imprégnée de savoir et de savoir- faire est un des leviers essentiels de l’économie moderne et tout autant les sociologues qui affirment qu’elle résulte de l’investissement, entre autres, en l’Homme par le biais de l’enseignement.
Dès lors, émerge le rôle primordial assuré par l’enseignement et lié à sa diffusion et à sa promotion en tant qu’éradicateur du sous développement au sein des sociétés du tiers monde et en tant que propulseur de progrès à l’ère de la mondialisation et de l’informatisation.
Le système enseignant qui réussit à atteindre ses objectifs est celui qui, en permanence, s’applique et s’adapte aux différentes mutations que subissent toutes les organisations sociales en intra et en extra de la société et qui répond, aussi, inlassablement aux besoins effectifs et aux aspirations croissantes de la société.
A cet effet, tout système enseignant tendant à atteindre ses objectifs doit, pour se prémunir contre les dommages et erreurs, être édifié selon une planification rigoureuse. Aussi, les dommages subis dans d’autres domaines peuvent être compensés, hormis ceux enregistrés dans l’enseignement puisqu’ils entraîneront automatiquement des dysfonctionnements qui altèreront d’autres secteurs, pourtant, assez disjoints du secteur éducatif.
Etant donné que plusieurs études spécialisées confirment qu’un affaiblissement du niveau d’enseignement et une déperdition des connaissances scientifiques et technologiques sont indéniablement l’une des causes essentielles du sous développement où se débattent les sociétés du tiers-monde, il y a lieu de souligner que la perception réelle de l’importance majeure induite par l’enseignement dans la propulsion et la préservation de la dynamique de développement à un stade empirique n’a fait, en conséquence, que générer des effets positifs. Ce qui avait permis à quelques Etats de surmonter les embûches qui auraient pu tétaniser l’effet positif attendu du développement.
Considérant cette vérité, et dans le but d’enclencher l’opération de développement global et indépendant, l’Algérie a, depuis l’indépendance, fait montre d’un intérêt particulier à son système enseignant auquel elle a surtout consacré des efforts conséquents pour son développement.
Aussi paradoxal que cela puisse paraître, selon ses statistiques officielles, le taux d’an alphabétisation demeure toujours élevé, en sus, évidemment, de la forte dispersion du chômage au sein de la population de jeunes diplômés des établissements scolaires et universitaires.

En outre, il est constaté, au niveau de la formation, une dominance frénétique de l’aspect quantité sur l’aspect qualité, ce qui conduit fatalement à une augmentation des échecs et à des déperditions scolaires et à d’autres malus.
Par conséquent, les effets négatifs se répercutent sur le parcours de développement lequel exige, sans nul doute, une disponibilité effective et une mobilisation accrue de spécialistes au chevet des affaires sociales et économiques de la société.
Un intérêt particulier du aux effets induits par le système enseignant dans la société algérienne suscite de multiples questionnements liés aux causes de son état convalescent ,tant chez l’autorité au pouvoir, qu’auprès des partis politiques(toutes tendances confondues),des chercheurs, des penseurs, des journalistes, des collectifs du milieu scolaire et des parents d’élèves.
Comme maints témoignages historiques et actuels confirment que la société algérienne a, jusqu’à présent, échoué dans l’atteinte tant espérée des objectifs liés au développement global et indépendant, par conséquent, la question de savoir si le système enseignant a une relation avec l’échec en question devient plus qu’obsédante.
Compte tenu de l’importance du système enseignant et du rôle qu’il peut jouer dans la réalisation du développement auquel aspire la société algérienne, il est impératif de souligner qu’il est assez fondamental d’entreprendre un essai sérieux dans l’étude de l’objet en question.
En fait, étant donné que l’enseignement dépend intrinsèquement du produit de l’influence empirique qu’exercent les établissements d’enseignement sur la vie sociale et économique, et partant du fait que ce genre d’étude contribue au diagnostic de la nature et de la réalité du système enseignant en Algérie et à la connaissance du degré de sa réactivité aux exigences du développement, il y a lieu de considérer l’acuité que recèle la révélation de la nature de la relation entre les genres et qualité de formation au sein des établissements suscités et les besoins effectifs de la société dans tous les domaines.
Ainsi, cette étude envisage d’expliquer et d’élucider la relation entre le système enseignant algérien et le développement en entreprenant l’effort de répondre au questionnement capital suivant :
« Est-il possible de réaliser, actuellement, le développement global et durable auquel aspire la société algérienne sous l’égide de son système enseignant avec ce que peut engendrer cette réalité comme dissimilitudes naissantes à l’échelon des opinions et avis que ce soit au niveau du diagnostic ou des substituts à suggérer ? »
De ce questionnement axial émergent d’autres questionnements segmentaires :

  1. «Qui détient le pouvoir effectif à organiser et à gérer les affaires du système enseignant algérien ?»2- «Le système enseignant peut-il garantir une formation qui sera conforme aux besoins effectifs de la société et qui s’imbriquera avec son aspiration à réaliser le développement global et durable ? »
  2. « Est-ce que les diplômés des établissements d’enseignement disposent d’un savoir et d’un savoir-faire nécessaires leur permettant d’assumer pleinement leurs responsabilités ? Et est-ce que le chômage disséminé au sein des diplômés est lié à la nature et à la qualité de leur formation ?»
  3. «En Algérie, quelle a été l’influence des politiciens en action sur les procédés politiques de réforme du système enseignant ? »

Dans le but d’apporter des réponses aux questionnements posés et en vue de jauger les hypothèses qui leur sont liées, la présente étude englobe en son sein neuf (09) chapitres répartis sur quatre (04) parties.
Ainsi, la première partie est réservée à l’exposé du cadre théorique de l’étude et est traitée dans trois (03) chapitres :

  • Le premier chapitre expose la problématique de l’étude.
  • Le deuxième chapitre aborde les théories du développement en rapport avec l’éducation

Dans la deuxième partie de l’étude, trois chapitres traitent de la réalité du système enseignant algérien :

  • Le troisième chapitre aborde l’évolution historique du système enseignant algérien.
  • Le quatrième chapitre est réservé à l’exposé de lecture sociologique sur la réalité du système enseignant algérien.
  • Le cinquième chapitre traite de la politique de réforme et de la problématique de la langue dans le système enseignant algérien.

La troisième partie de l’étude qui aborde le système enseignant et les handicaps de développement en Algérie est exposée en deux chapitres :

  •  Le sixième chapitre traite du sous-développement et du développement en Algérie
  • Le septième chapitre est consacré au système enseignant et à ses rapports avec les diverses organisations sociales en Algérie.

La quatrième partie est consacrée à l’étude sur terrain, dont :

  • Le huitième chapitre traite des procédures méthodologiques de l’étude sur terrain
  • Le neuvième chapitre est réservé à l’exposé, au traitement et à l’analyse des résultats de l’étude sur terrain.

Il est important de souligner qu’il est assez difficile de comprendre et d’expliquer le phénomène, objet de l’étude en s’arcboutant uniquement à une seule méthode et ce compte-tenu de sa nature en tant que phénomène social.

La présente étude est engagée sur une voie méthodologique polymorphe.
D’un coté , elle entreprend la démarche méthodologique historique pour suivre l’évolution historique du système enseignant et du développement tout en s’appuyant sur la dernière décennie du fait que durant cette période les luttes idéologiques, politiques, et culturelles ont abondé autour du projet de société et ce entre les diverses forces en présence ayant pour alibi « l’investissement dans le système enseignant ».
D’un autre côté, cette étude s’accoude sur la démarche méthodologique descriptive en vue d’analyser les particularités identifiées et les variables pouvant les influencer respectivement.
Aussi, la démarche statistique est employée pour suivre l’évolution quantitative inhérente au système enseignant et l’évolution de l’effort de développement en taux et chiffres en y apportant une synthèse.
Il y a lieu de préciser que l’étude sur terrain a été entreprise, de Septembre 2006 à fin Juin 2008, auprès des établissements scolaires des trois communes de la Wilaya de Sétif suivantes : Sétif, Ain-Azel, et Béni Ouartilène.
A cet effet, le plan d’étude a été structuré en questionnaire, entretien et observation participative.
Le questionnaire a été destiné à un échantillon de 181 enseignants, durant le dernier trimestre de l’année 2006. L’entretien a été réservé et entrepris, à des moments parcellaires durant toute la période suscitée, auprès de 20 personnes (Cadres gestionnaires, scientifiques, experts, et politiciens actifs).Idem pour l’observation participative.
L’étude a abouti au résultat suivant : toutes les personnes, quelque soit leur grade social (politiciens, enseignants, parents d’élèves, opérateurs économiques etc..) convergent vers la conclusion que le système enseignant algérien est en échec et ne peut, par conséquent, se conformer aux exigences du développement global et durable.
Et aussi paradoxal que cela puisse paraître et en dépit du fait que le développement global et durable reste difficile à concrétiser effectivement, le discours politique populiste infiniment ressassé, d’une manière ludique, perdure jusqu’à en faire un « refrain chiffré » interminable.

Anglais

It is well accepted in a large scale that school in modern societies is the basis of any kind of progress. The developed countries put education at the top of their priorities because they are well aware that without it there will be no knowledge, inventions and progress.
Education as stated by sociologists, targets man for he is the necessary condition for any needed development.
Therefore, the underdeveloped countries have no other alternative than to encourage education if they are to tackle the underdevelopment.
But doing so, these societies are urged to keep bridges between education and other social institutions as changes occurring at their levels affect it directly and deeply.
Besides, the objectives cannot be reached without a sound planning and organization and it is widely known that the losses in education are far devastating than their equivalent in other sectors which are the subject of the turmoil and unbalanced states of education.
Algeria among other countries came to the conclusion that the weakness of education through the weakness of scientific and technological knowledge explains clearly why these countries face the kind of problems they are facing.
Algeria since 1962 made a huge effort to improve its educational system within a more wide strategy of development, but it is obvious now that many negative issues took place since then.
Statistics show that many Algerians have received no education of any kind, unemployment especially among educated people is progressing in serious and worrying rates, and priority is given to quantity over quality…
For these reasons, education system has become over the years the burden of so many: the governments, the political parties, the experts and thinkers and researchers, the administration and parents…
It goes without saying in the view of so many ,that none of the objectives underlined in development programs have been reached ,therefore, it becomes legitimate to question the influence that the education system might have on the overall state of the country and ,it is indeed, the aim of this thesis.
Thus, the guideline issue of the thesis can be expressed as follow: IS DEVELOPMENT POSSIBLE IN ALGERIA WITH THE ACTUAL EDUCATIONAL SYSTEM, TAKING IN CONSIDERATION THE WEIGHT OF SO MANY DIVERSE APPROACHES AND TRENDS OF THINKING EDUCATION; THESE ARE CONFLICTING IN DIAGNOSIS AND ALTERNATIVES.
The following issues are drawn:
1- Who owns the real power to organize and manage education?
2- Does educational system meet the real needs of society?
3- Do the graduated from the institutions of education have the skills and the knowledge which will enable them to penetrate the world of responsibility? And is the high rate of unemployment among them a logical consequence of the nature of their training?
4- What were the political interferences affecting reforms policies?
Ninth chapters of the thesis covered the issues mentioned above and can be presented as follow:
 FIRST CHAPTER: methodology frame
- SECOND CHAPTER: theories of development and their educational contents
- THIRD CHAPTER: the history of educational system in Algeria
- FOURTH CHAPTER: reading the actual Algerian educational system
- FIFTH CHAPTER: reforms policies and the issue of language in the Algerian educational system
- SIXTH CHAPTER: underdevelopment and development in Algeria
- SEVENTH CHAPTER: education and other social structures
- EIGTH CHAPTER: methodological procedures of the empirical study
- NINTH CHAPTER: presenting, analyzing, and discussing the results
THE METHOD
Given the nature of the studied phenomenon, three methods were essential to the achievement of the work: historic method, description method, statistical method.
SAMPLING
The empirical study took place in three institutions in wilaya of setif between September 2006 and June 2008.The teachers( 181) were approached by a questionary,and a sample of (20) people approached by an interview(politicians ,experts ,managers ).
The study also relied on the participant observation carried out along the duration mentioned above.
THESIS GENERAL RESULT
The study reveals that all the concerned parties converge to admit the Algerian educational system failure in meeting people needs though political discourse continues celebrating numbers.